Bienvenue sur mon blog!

Élue maire depuis 2 ans le 14 mars 2010, j'ai eu envie de raconter cette aventure sur un blog.
Certains autres Maires ont leur blog alors je me suis dit: Pourquoi pas moi? Voilà, c'est fait: j'attends vos commentaires, vos impressions et tout et tout...

En effet, c'est une véritable aventure que je vis depuis 2008! Une aventure humaine incroyable et une aventure personnelle passionnante!

samedi 11 novembre 2017

« Je suis un village, comme quelques autres en France... Bien avant les pansements, je n'avais que des paysans. J'en ai vu qui butinaient, flânaient ou glanaient des pelletés de mirabelles vers la fin de l'été. Je crois que l'unique chose qui a changé ma vie fut l'arrivée des taxis. Ils sont plein selon les regroupements. Il y a les gueules cassés et pour les blessés prothèses et pansements. Face à face ils se font front dans les tranchés. Avant tout ce manège, j'étais un village enchanté !
On ne me croit pas, ça semble irréel et pourtant avant tout ce manège j'étais un village enchanté. Les seuls témoins sont les mirabelles d'avant tout ce manège.
Ils se sont préparés pour la bataille et dans l'artère principale c'est la pagaille ! Ils portent des uniformes bleus rouges voyants avec montre à gousset, couvre-chef flamboyant. La grosse Bertha fait face au Crapouillot. Le flot de feu est continu, soutenu par les artiflots. Comme à Valmy nous répétait l’académie, une bataille, des acclamations et c'est l'accalmie !
Les murs ont des oreilles, c'est la fête au village, le théâtre aux armées nous fait découvrir le jazz. Il y a des fanions, des litrons, du tapage et cette odeur maudite... Le vent nous ramène les gaz !
Il y a de la joie, des pleurs, des fleurs et... la peur : tout à l'heure on a fusillé un déserteur. Il avait juste ce poème dans sa vareuse... Adieu, Meuse endormeuse ! 
»

Chers vous tous,
J'ai souhaité débuter mon discours de ce 11 novembre par les paroles de la chanson « Les mirabelles » de Mc Solaar. Ce texte parle de la première guerre mondiale et pour moi qui, régulièrement, vous parle de transmission et de devoir de mémoire, ces mots posés sur le papier, pesés, choisis précisément ont une résonance moderne sur cet événement dramatique et reprennent bien ces valeurs de transmission et de devoir de mémoire. J'ose espérer que les jeunes qui écouteront le grand artiste qu'est Mc Solaar pourront ainsi, réfléchir, analyser, tenter de comprendre cette période peut être en allant chercher de l'aide ou des explications. C'est cela le poids des textes, le poids des mots et l'importance de la culture dans sa diversité.
A la veille du centenaire de la commémoration du 11 novembre 1918, il est important aujourd'hui de se pencher sur l'année 1917. En effet, cette première guerre mondiale est un conflit meurtrier sans nom et l'année 1917 sera l'année la plus terrible de la Grande Guerre.

Depuis la fin de 1914, la guerre a pris une tournure qu’aucun gouvernement n’aurait imaginé aux premiers jours du conflit. Une nouvelle vie s’installe pour les soldats, obligés de vivre entre une mort hasardeuse à l’assaut ou au détour d’une tranchée et dans un univers d’acier et de boue. S’ajoutent encore la médiocrité de la nourriture et la rareté des permissions ce qui accentue la morosité générale. Au printemps 1917 cette morosité passe subitement au refus catégorique d’aller à l’assaut : la désobéissance gagne rapidement les deux tiers des divisions françaises et certains soldats tentent même d’aller à Paris rencontrer les députés pour les informer de leur sort.
Les soldats français ne refusent pas la guerre mais un certain type de guerre : une guerre inutilement sanglante, un assaut dont on sait à l'avance qu'il ne mènera à aucune possession supplémentaire. A cette première revendication, s’ajoute la volonté de voir s'améliorer leurs conditions d’hygiène et de bénéficier de permissions plus nombreuses. A long terme, ces mutineries auraient pu être néfastes si quelques officiers n’avaient pas compris la situation inédite que cette nouvelle guerre engendre.
L'année 1917 est aussi celle d'une crise politique russe. Si l’on donnait à la Russie le surnom de " colosse aux pieds d’argiles ", c’est bien pour souligner à la fois la force de son armée en nombre et la faiblesse de celle-ci et de la société Russe encore archaïque dans son équipement général. La Russie ne peut pas soutenir une guerre contre un ennemi plus fort, mieux équipé et mieux organisé. Les défaites se succédant, la lassitude et le désespoir gagnent l’ensemble de la population. Au début de l’année 1917, la Russie est épuisée, les désertions se multiplient et les villes connaissent des troubles d’approvisionnement qui rendent la situation explosive. En mars 1917, une première révolution éclate. Elle porte au pouvoir la bourgeoisie libérale qui entend continuer la guerre alors que les soviets, de plus en plus influents, exigent la paix. Mais la Russie n’est plus une force d’attaque et les Alliés craignent une intensification de l’effort allemand à l’ouest. En octobre 1917, Lénine et Trotski organisent une seconde révolution ; les bolcheviks prennent le pouvoir et, le nouveau régime n'étant pas en situation de continuer la guerre, lancent des pourparlers de paix avec les Empires centraux.
En 1917, l’entrée en guerre des États-Unis engendre de grands avantages pour les alliés. Les échanges commerciaux et financiers se multiplient, la mise en place de 35 torpilleurs permet de combattre la guerre sous-marine et instaure une sécurité maritime. L'année 1917, par les événements qu'elle contient, est le tournant de la guerre.
Une guerre avec un bilan humain terrible pour le monde entier : 12 millions de morts et la France quant à elle déplore 1 400 000 morts , 740 000 invalides, 3 000 000 de blessés, des centaines de milliers de veuves et d'orphelins.

Lors du premier conflit mondial, alors que les frontières nationales s’effacent et que s’installe le front, plus de 12 millions d'Européens se trouvent à un moment donné amenés à fuir la guerre, à devenir des « réfugiés ».
Ceux qui quittent la zone des combats, les évacués par les autorités militaires, les internés, les rapatriés en France non occupée, au-delà d’itinéraires très divers, ont en commun des départs plus ou moins forcés et un exil durable. En 1918, en France, ce sont encore 2 millions de réfugiés, essentiellement originaires du Nord et de l’Est, qui vivent loin de chez eux.
En 1914-1918, le déplacé de guerre devient un acteur central de ce conflit d’un genre nouveau et est un enjeu pour tous les belligérants qui doivent organiser, orienter et contrôler ces mouvements de population.
Suivre ces chemins de civils en guerre sur le front ouest nous invite à redécouvrir combien la Première Guerre mondiale a bouleversé les horizons des populations européennes.
Il me semblait important aujourd'hui de préciser cela et de rappeler que les guerres dans l'histoire ont malheureusement engendré des déplacements de civils. Dernièrement, j'écoutais le rappeur Damso qui a fui avec sa famille la République démocratique du Congo à cause du conflit armé les menaçant. Il répondait à un journaliste qui lui posait la question de la difficulté de certains pays à accueillir les réfugiés et il répondait ainsi : « Quand il y a la guerre, il faut savoir que ce n'est pas évident. Quand on quitte un pays, c'est pas parce qu'on n'aime plus le nôtre, c'est juste parce qu'on ne peut plus y vivre. Le jour où il y aura, j'espère que çà n'existera jamais mais s'il y a une guerre, les gens comprendront la notion de réfugiés. »

Le devoir de mémoire est là, nous ne devons pas avoir besoin d'une nouvelle guerre pour comprendre certains notions comme celles des réfugiés. Les guerres ont trop faits de dégâts pour ne pas en tirer les leçons et ne pas reproduire ces situations tragiques !
Aujourd'hui, en ce 11 novembre 2017, rappelons-nous combien il est important de nous souvenir. Cela sert à rappeler à chacun, aux plus jeunes en particulier, toute l'horreur de la guerre. Dans une guerre, au fond, il n'y a que des perdants.
Soyons conscients de la fragilité de notre société qui n'est jamais à l'abri d'un possible retour de la barbarie qui aujourd'hui prend la forme du racisme, de l'antisémitisme, de l'exclusion et du rejet de l'autre au prétexte qu'il est différent de nous.
L'actualité nous rappelle chaque jour, avec ses images tragiques, combien les armes, les conflits, les guerres n'ont jamais cessé de résonner, partout dans le monde.

En mémoire à ces citoyens libres et qui se sont battus pour rester libres, en mémoire à tous ces poilus, en mémoire aux fusillés pour l'exemple, en mémoire à tous les civils pris dans des conflits qui les dépassent, en mémoire aux soldats dans le Monde, en Europe et en France protégeant au quotidien nos libertés, en mémoire aux victimes de ces trop nombreux attentats partout dans le Monde, commémorons aujourd'hui, ensemble, la fin de la première guerre mondiale soi disante la Der des Ders, célébrons le retour de la Paix, protégeons par notre souvenir cette Paix et rendons hommage à tous les combattants morts pour la France.

Je vous demande de respecter une minute de silence

mercredi 10 mai 2017

Les propositions du nouveau Président de la République pour les collectivités territoriales

Voici les projets du président de la République élu dimanche, Emmanuel Macron, tels qu’il les avait dévoilés le 22 mars devant les maires de France.

Réforme territoriale
Partisan d’une « pause institutionnelle », Emmanuel Macron ne souhaite pas engager une nouvelle réforme territoriale. « La commune doit rester l’échelon de référence de notre organisation institutionnelle », a-t-il affirmé devant les maires, le 22 mars. Il s’est également déclaré « favorable au maintien du fléchage pour l’élection des élus intercommunaux » dans la perspective des élections municipales de 2020, exception faite des métropoles.
Il suggère cependant de « réduire de 25 % le nombre de départements d’ici à 2022, principalement là où de grandes métropoles ont été créées », les conseils départementaux « demeurant un échelon pertinent aux côtés des villes moyennes et en milieu rural » où ils seront préservés. En milieu rural, Emmanuel Macron estime qu’il convient « de développer l’intercommunalité. Suivant le même principe, nous inciterons à la création des communes nouvelles. » Il souhaite donner « aux préfets la capacité d’adapter l’organisation des services de l’État aux besoins de chaque région et département ».

Relations financières État-collectivités
Emmanuel Macron propose un « pacte de responsabilité » qui consisterait pour les élus locaux à s’engager à réaliser « 10 milliards d’économies sur cinq ans », leur quote-part sur les 60 milliards d’euros d’économies que prévoit son plan national pour réduire la dépense publique. Pour les collectivités, « il ne s’agira pas d’une baisse unilatérale des dotations. Je souhaite que vous vous engagiez à baisser vos dépenses et que vos efforts portent sur les dépenses de fonctionnement », avait expliqué le candidat d’En Marche le 22 mars. Pour leur redonner « la capacité de choix », il propose aux mairesde leur permettre de revenir sur la réforme des rythmes scolaires ou encore de leur laisser la main sur la gestion salariale de leurs agents territoriaux.
« À l’automne 2017, je présenterai une trajectoire quinquennale de maîtrise de la dépense publique pour l’État et les collectivités », a-t-il indiqué. Les mesures concernant les collectivités pour l’an prochain (dotations, fiscalité…) pourraient figurer dans une loi de financement spécifique, distincte de la loi de finances pour 2018, les textes budgétaires étant traditionnellement présentés par le gouvernement en septembre. Les dispositions impactant les collectivités seront en tout cas dévoilées devant le Comité des finances locales avant leur présentation en Conseil des ministres. Une « conférence des territoires qui se réunira tous les six mois », associant tous les niveaux de collectivités et des magistrats de la Cour des comptes, sera chargée de « faire le suivi des efforts » des collectivités en matière de dépense publique. L’État et les collectivités devront convenir d’ici là d’une grille d’indicateurs sur lesquels reposera l’évaluation des efforts des collectivités, et des conséquences du non-respect des engagements.

Fiscalité locale
Emmanuel Macron veut exonérer, d’ici à 2020, 80 % des ménages de la taxe d’habitation, un impôt qu’il juge « injuste socialement et sur le plan territorial ». « L’État remboursera directement les collectivités locales, à l’euro près, de ces dégrèvements », a-t-il assuré le 22 mars, en indiquant que « les maires conserveront les pleins pouvoirs en matière de fixation des taux ». Mais, a-t-il ajouté, l’État ne remboursera qu’au taux actuel, une dépense qu’Emmanuel Macron chiffre à 10 milliards d’euros pour l’État. Les éventuelles augmentations de taux devront être prises en charge par les contribuables, a-t-il précisé le 22 mars. « Un comité de suivi indépendant, qui associera largement les maires, pour mesurer la réalité de la compensation par l’Etat et la prise en compte de l’évolution des bases », sera mis en place, a-t-il assuré aux élus.

Investissements publics
Emmanuel Macron a prévu un plan de relance sur cinq ans doté de 50 milliards d’euros, dont dix milliards destinés aux collectivités (numérique, transports, rénovation urbaine, modernisation des services publics, transition écologique…). Cette enveloppe de dix milliards d’euros serait prise sur les 60 milliards d’euros d’économies réalisées. Elle s’élèverait à deux milliards d’euros par an, soit le double du fonds de soutien à l’investissement local (FSIL), dont le montant atteint 1,2 milliard d’euros en 2017.

Statut de l’élu
Emmanuel Macron veut l’adoption d’une « grande loi de moralisation de la vie publique ». Parmi les principales mesures figureront l’interdiction pour les parlementaires d’exercer des activités de conseil parallèlement à leur mandat, pour mettre fin aux conflits d’intérêt. Toutes leurs indemnités seront soumises à l’impôt. Toute embauche par un élu ou un ministre d’un membre de sa famille serait interdite, tout comme le cumul de plus de trois mandats identiques successifs. Les détenteurs d’un casier judiciaire (niveau B2) ne pourraient plus se présenter à une élection.
Cette réforme devrait être l’un des premiers textes déposés au Parlement, dont la XVe législature débutera le 27 juin.

Fonction publique
Le nouveau président de la République souhaite préserver le statut de la fonction publique tout en le « modernisant ». Promotion des mobilités entre public et privé, souplesse « dans la gestion des carrières avec des rémunérations plus individualisées », recours aux contractuels facilité…, autant de mesures destinées à gommer les contraintes statutaires. Concernant les rémunérations, Emmanuel Macron veut délier les collectivités de l’obligation de suivre les évolutions du point d’indice qui s’imposent aujourd’hui à toutes les branches de la fonction publique.
Cependant, dans le cadre du plan d’économie et du pacte de responsabilité avec les collectivités, il propose l’instauration d’un jour de carence en cas d’arrêt maladie et la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires sur cinq ans en ne remplaçant pas, notamment, 70 000 postes dans la FPT. À charge pour les collectivités de compenser ces départs non remplacés « grâce aux gains d’efficacité et d’autonomie ». Partisan de conserver la durée légale du travail à 35 heures, Emmanuel Macron souhaite que les collectivités se rapprochent des 1607 heures de travail annuel. Elles « devront, sous six mois, remettre à plat les dérogations au temps de travail aujourd’hui en œuvre ». Il entend construire un régime universel de retraite alignant les statuts du public et du privé.

Prévention-sécurité
Emmanuel Macron a annoncé le recrutement de « 10 000 policiers et gendarmes supplémentaires ». Ces derniers se verront confier « un nouveau pouvoir : sous le contrôle du juge, ils pourront interdire à une personne délinquante de fréquenter le quartier où elle a commis ses délits ». Le chef de l'État veut créer « une police de sécurité quotidienne. Au plus près des Français, elle développera une connaissance approfondie des lieux et des habitants qu’elle sera chargée de protéger et d’entendre », indique son programme. « Nous ne tolèrerons plus les incivilités. Le harcèlement des femmes, les insultes, la dégradation du mobilier urbain, les crachats… Ces incivilités seront punies d’amendes immédiates et dissuasives. »

lundi 8 mai 2017

Discours du 8 mai de l'année 2017

« Je m’appelle Hanna, j’ai quatorze ans et je suis élève en classe de troisième au collège Jean Racine.
Pour moi, résister c’est prendre des risques, s’engager pour autrui, car on résiste parce que l’on aime son prochain. Résister, c’est se donner la volonté d’avancer, en toute humilité, sans jamais renoncer. Résister, c’est le droit de faire entendre sa voix, dont il faut tenir compte. Tous les jours, on résiste.
J’ai choisi de participer à l’atelier mémoire, car c’est un moyen de s’exprimer librement sans porter de jugements définitifs, de donner son opinion, mais aussi de rendre hommage à ceux qui aujourd’hui me permettent de vivre libre. C’est également un moyen de réflexion et de remise en question sur certains points, cela m’a permis d’avoir un esprit plus critique sur la société actuelle. Ce travail, que nous avons mené, redéfinit les valeurs de la République et en explique leur sens propre.
Parmi tous ces sportifs admirables, la rebelle du sport qui m’a particulièrement marquée est Cathy Freeman. Elle a surmonté d’énormes difficultés, elle a su prendre son courage à deux mains et montrer aux femmes que nous sommes toutes capables de nous mobiliser, que le sexisme n’a pas sa place dans ce monde fait de mixité où chacun d’entre nous apporte sa personnalité, que chacun a droit à la liberté. Les rebelles agissent parce qu’ils éprouvent de l’amour pour l’humain et ses valeurs, ils veulent vivre dans un monde égal, libre et solidaire. Je ne voudrais pas évoluer dans un monde parfait, car cela est impossible et j’en ai conscience, mais que le racisme soit banni de cette planète, car il détruit les hommes, que l’on améliore le statut des femmes dans la société, car elles ne sont pas encore les égales des hommes.
Plus tard, j’aimerais être une citoyenne qui se batte pour l’égalité et contre le racisme, car il y a encore trop de haine entre nous. Même si je veux défendre des causes que certains pensent inutiles, c’est l’indifférence qui me semble la plus dangereuse. J’aimerais être une citoyenne solidaire, qui a des combats à mener, car je crois qu’il faut que, nous les jeunes, les adultes de demain, nous prenions le relais et continuions à avancer vers un monde plus libre. »

J'ai souhaité en ce 8 mai 2017, lendemain du 2° tour des élections présidentielles et veille de la journée de l'Europe débuter mon discours de commémoration par les paroles d'Hanna, collégienne de Jean Racine à Alès. Hanna a participé à l'atelier mémoire qui est une initiative d'un professeur Gilles Roumieux, atelier participant à l'élaboration de projets culturels et artistiques sur le thème de la Résistance et la Résistance dans le monde sportif pour l'année 2017.
J'ai emprunté les paroles d'Hanna car elles représentent exactement ce que j'aurai pu vous dire il y a 25 ans, à la place d'Hanna quand moi-même j'avais 14 ans et ce que je pourrais vous dire aujourd'hui encore précisément. Résister, c'est prendre des risques, s'engager pour autrui. Résister, c’est le droit de faire entendre sa voix, dont il faut tenir compte.

En ce 8 mai 2017, je voudrais vous parler comme je le fais à chaque commémoration, vous parler des atrocités de la 2° guerre mondiale, conflit le plus meurtrier de tous les temps : 55 millions de morts, 3 millions de disparus, 35 millions de blessés, des veuves, des orphelins et des prisonniers par millions. J'ai beaucoup réfléchi à ce discours, en me disant que vous seriez peut être lassé de m'écouter indiquer ce bilan et puis je me suis dit que finalement peut être que nous n'en parlions pas assez.
Alors, je suis juste là, devant vous, pour dire, tant que vous m'en donnerez la possibilité, ce que mes aïeux m'ont expliqué de façon pédagogique et réaliste parce qu ils l'avaient vécu et qu'ils n'oublieraient jamais, comme nous mêmes nous ne devrions jamais oublier : les sévices, les tortures, les camps d'extermination qui ne sont pas et qui ne seront jamais des détails de l'Histoire, des femmes violées, tondues sur la voie publique pour servir d'exemple, des enfants emportés dans des trains de l'horreur, un peuple forcé de porter une étoile jaune, des délations, des mensonges et des trahisons dans un seul objectif démontrer que les difficultés venaient de l'Autre, du plus frêle, du plus fragile, de l'handicapé, de l'homosexuel ou de l'étranger. Et puis, je me souviendrai toujours, de l'Histoire apprise dans les manuels scolaires et mis en lumière et en relief par des professeurs d'histoire géographie et d'éducation civique passionnés comme peuvent l'être Gilles Roumieux, Vincent Bouget ou François Coppola entre autres. Je n'oublierai pas comment Hitler est arrivé au pouvoir sans doute parce qu'à l époque, personne ne voulait voir, personne ne croyait voir que cet homme pouvait être ce monstre qu'il fut avec le pouvoir et le sang dans les mains. Tout le monde pensait qu'il était celui qui devait incarner le peuple allemand et le vengeur de la première guerre mondiale. Mais quel désastre et quelle horreur fut la suite !

Il est de mon devoir d'élue républicaine et surtout de citoyenne de ne pas oublier, de transmettre par les cérémonies officielles le devoir de mémoire à l'heure où le peuple de l'époque s'éteint peu à peu. J'ai envie de vous dire qu'un parti politique ne change pas parce qu'il change de nom ou de prénom. Alors, non, je ne suis pas là pour stigmatiser ni les électeurs du Front National ni les élus défendant ses positions. Je ne stigmatiserai jamais des femmes et des hommes qu'elles que soient leurs opinions je suis trop humaniste pour cela. Non, depuis quelques années, je veux juste comprendre, comprendre pour agir et transmettre les erreurs et les horreurs du passé pour ne pas oublier.

En mémoire à nos résistants, en mémoire aux soldats de la guerre 1939-1945, en mémoire de nos morts pour la France, en mémoire à Xavier Jugelé, policier tué sur les Champs Élysées et en soutien à sa famille, en mémoire aux victimes des attentats à Stockholm, Londres et Berlin, en Syrie et en Égypte, en soutien aux homosexuels persécutés en Tchétchénie, en mémoire et soutien aux victimes des régimes totalitaires, fascistes et inhumains, en mémoire à ceux qui se sont engagés et qui s'engagent de nos jours, en mémoire à ceux qui sont morts et meurent encore aujourd'hui sous les coups de l'intolérance et de la folie, je vous demande de respecter une minute de silence.

vendredi 14 avril 2017

Mon intervetion sur le vote du budget d'Alès Agglomération

Chers vous tous,

J'interviens ce soir au nom du CM de M-A et de Ghislaine Soulet dont je porte le mandat.

Ce soir, j'ai envie de vous dépeindre le tableau bien obscur des collectivités et EPCI français : Baisse des dotations de l’État décidée et continuée autant par la Droite que par la Gauche ; pour les prochaines échéances présidentielles,  accélération  de cette baisse pour la majorité des candidats, stagnation pour d'autres et quelques rares annoncent l'arrêt des coupes sombres pour les collectivités. Ils ne sont pas très nombreux vous les trouverez facilement!
Au moment de la fusion qu'on appelle communément fusion à 50, on m'a renvoyé dans mes  buts quand je parlais de bons élèves à qui, une nouvelle fois, on ferait payer. Peut être que ces personnes avaient raison de me répondre ainsi,  en arguant le fait que ma population aurait plus de services. Sur ce point là je doute parfois et je pense que ma population aussi. Mais je me demande aussi souvent ce qu'aujourd'hui, en 2017, serait advenue la 2c2a que je défendais à l'époque avec d'autres mais que l’État voulait asphyxier.
Alors je ne vais pas juger s'il y a des bons ou des mauvais élèves, il y a juste juste des territoires avec des spécificités que chaque élu porte et soutient dans cette assemblée et aujourd'hui nous sommes tous dans le même bateau.
Par contre ce que je vais continuer à défendre c'est la commune, toutes les communes et à travers elles, celle que je connais le mieux la mienne, échelon de proximité que beaucoup veulent étouffer afin de dire que les élus n'ont pas été en capacité ou en compétence de bien la gérer. Quand on veut tuer son chien on dit qu il a la rage !

Le budget présenté ce soir est contraint et nous avons dû faire certains choix politiques, peut être pas assez mais les choix que nous avons fait, nous les avons faits ensemble : ne pas augmenter les impôts en particulier.
Ghislaine Soulet et moi même voterons pour ce budget car cette année est une année particulière dû à la fusion, à la réorganisation des services et la gestion de ses ressources humaines et je tiens à remercier l'ensemble du personnel et les cadres. Par contre, nous sommes de plus en plus certaines que nous devons mettre de nouvelles méthodes de travail en place pour que le budget de 2018 soit co-construit avec la volonté que chacun nous avons, nous pouvons y parvenir. Diminuer la Dotation de Solidarité aux Communes n'est pas une solution pérenne car ce sont les budgets communaux encore plus contraints qui trinquent. ll faut trouver de nouvelles façons de réfléchir et agir entre Alès Agglomération et ses communes membres pour ne pas rentrer dans un cycle infernal où ce seront les EPCI qui mettront fin  à nos communes comme cela est et vous en conviendrez malheureusement l'objectif à moyen terme mis en place et voulu par certains technocrates dans des bureaux ministériels.

samedi 7 janvier 2017

Belle et heureuse année 2017!

Chers vous tous !

Tout d'abord, je tiens à vous remercier d'avoir répondu à l'invitation du conseil municipal pour cette soirée. La carte de vœux qui vous a conviée à cette cérémonie a été réalisée par Véronique Marchand, photomontage de poteries fabriquées par les enfants des temps périscolaires et offertes aux Messieurs lors du repas des aînés de décembre dernier. Merci aux enfants qui participent ainsi à tous les grands événements de l'année sur le village et merci aux animatrices Véronique et Sonia Boissin. J'ai tenu à vous accueillir avec cette citation de Vaclal Havel « L'espoir ce n'est pas de croire que tout ira bien mais de croire que les choses auront un sens » Dans le contexte actuel et suite aux deux années que nous venons de vivre avec ces dramatiques attentats, cette citation prend un sens fort et ouvre l'année 2017 sur une note d'espoir prenant en compte l'ensemble des éléments. En ce 7 janvier 2017, je ne peux débuter ce discours sans avoir une pensée pour la journée du 7 janvier 2015, qui changera à jamais nos vies. Ce soir, nous avons une pensée pour toutes les victimes des attentats en France, en Belgique, en Allemagne, en Turquie et dans le Monde.

Cette année, je me suis rendue compte, et sans doute plus encore que les autres années qu'en effet, la chance de nos villages, c'était la proximité et qu'un village était comme une famille, un village c'est fait de divers cris, de pleurs, de fous rires, de joies et de peines et un village çà se relève. Un village c'est comme une famille, chacun de ses membres est là pour l'autre, il l'encourage, le soutient, le calme et parfois l'énerve aussi.  L'année 2016 qui vient de s'écouler a été pour notre village faite de joies diverses et variées et malheureusement de tristesse. Je pense alors aux familles endeuillées de la commune, aux épouses, au mari, aux papas, aux grands parents, au frère et à la sœur qui ont eu la douleur de perdre un être cher. Je pense particulièrement à Christiane et Gérard, mes amis qui ont vécu une année terrible. Je pense à vous et surtout à votre regard et à votre volonté d'avancer.

L'année 2016 a vu disparaître Claude Foubert, Maire de Massillargues-Atuech de 1983 à 1995, 12 années au service de la collectivité. Claude Foubert, dans son engagement citoyen et professionnel, a été consciencieux, au service des autres et dans l'intérêt général. Les deux mandants de Claude Foubert ont été marqués par des réalisations importantes pour une commune comme la nôtre : la réalisation de l'assainissement qui combinée à la création de la halte garderie a emmené une population plus forte sur le village avec en particulier l'installation de jeunes couples qui ont réhabilité pour certains des mas anciens, non habités. Lors de ses deux mandats, la Plan d'Occupation des Sols appelé POS, document d'urbanisme décidant des grandes lignes de l'avenir pour la commune pour les années à venir a été réalisé. Et puis, il a été celui qui a lancé l'aménagement du Gardon avec la réalisation de ce qu'on appelle communément aujourd'hui le Plan d'Eau d'Atuech. Il était risqué de se lancer sur un tel projet, qui à l'époque attirait peu les financeurs. C'était sans compter sur le travail et la persévérance de Claude Foubert qui a permis que ce bel endroit puisse exister et la plus belle reconnaissance du travail accompli, il peut l'avoir le dimanche avec la fréquentation diversifiée et importante autour du site.
Alors, c'est vrai que les projets ne se réalisent pas forcément de manière aisée dans tous les domaines, il faut savoir dialoguer, écouter, revenir sur son propre travail et parfois ses propres positions. C'est tout cela le sens de l'engagement. On peut avoir à redire sur les décisions d'un élu, et comme tout élu, je pense que les gens ont du et su dire à Claude Foubert ce qu'ils pensaient de ses décisions. C'est cela la vie d'un élu mais j'aime à rappeler à tout moment que toute contestation de décision d'un élu, d'un Maire, doit se faire dans le respect dû à sa personne et à sa fonction, c'est le sens même de la République et c'est l'essence et l'énergie de tout engagement citoyen.
Certes, je lui ai rendu l'hommage que le village lui devait lors de ses obsèques mais il était important pour moi de le faire aussi ce soir malgré les différends qu'il y a pu y avoir entre ma famille et lui, important de le faire aussi pour vous montrer l'évolution d'une commune, l'évolution des lois mais aussi les valeurs, les actions qui guident des élus aux personnalités pourtant différentes mais qui tentent au quotidien de faire briller leur village, notre village.
Presque 30 ans après, où en sommes nous ? La halte garderie associative, à la limite « sauvage » mais qui a le mérite exister pour les populations comme disait la conseillère CAF est devenu Jardin d'enfants intercommunal. Il n'y a que Magali Messerer qui est toujours là ! Malgré les changements juridiques, cette structure reste toujours un attrait incontestable pour le territoire. Non, Mr le Sous Préfet, on ne le reverra plus çà !
L'assainissement et j'y associerai l'eau sont gérées avec efficacité et attention en régie par la commune et le syndicat intercommunal des eaux. J'en profite pour saluer l'ensemble des membres de ce syndicat qu'ils soient de Tornac ou de Massillargues-Atuech, son Président Jean Paul Roumajon et son Vice Président Jacky Rodière et je tiens à remercier Angel Pietropinto qui, cette année, a dû faire face de main de maître à des coupures soudaines ou à des fuites importantes. Une régie publique, c'est cela une rapidité d'intervention et d'exécution, un service public de proximité. Sur ces compétences, pour réussir le transfert obligatoire de l'eau et l’assainissement des communes vers Ales Agglomération à compter du 1er janvier 2020 comme la Loi l'exige, un travail important pour les élus commence dès l'année 2017 pour continuer à garder l'efficience qui a été la nôtre dans l’intérêt des usagers.

Autre compétence communale importante pour l'aménagement territorial de notre village, l'urbanisme. 30 ans après le POS, nous nous sommes engagés dans l'élaboration d'un Plan Local d'Urbanisme Gard Durable. Je tiens à rassurer l'ensemble des acteurs partenaires de ce PLU, le prochain atelier citoyen aura lieu le lundi 23 janvier à 18h30. Ces derniers mois ont été complexes à gérer tant les contraintes réglementaires et juridiques ainsi que les risques naturels justifiés ou pas sont nombreux sur ce dossier. Je tiens à remercier les citoyens engagés dans cette démarche, qui doit rester une démarche dans l'intérêt général, à remercier les services de l’État (même si parfois les réponses ne sont pas tout à fait identiques d'un service à l'autre, de Nîmes à Alès et parfois même d'un bureau à l'autre), les services du conseil départemental en particulier Christophe Dumas, le CAUE, le SMAGE et ceux que je pourrais oublier.
Ce dossier nous oblige à faire des choix, à prendre des décisions dans l'immédiat, des décisions que l'on peut approuver ou pas mais qu'en tant qu'élus républicains, nous sommes tenus d'appliquer dans l'intérêt général. Cela peut amener à des situations rocambolesques mais c'est ainsi et nous n'y pouvons rien sinon défendre les intérêts de la commune devant les tribunaux compétents.

Comme je vous le disais tout à l'heure, Claude Foubert a été à l'origine de l'aménagement du plan d'eau. Durant l'année, l'équipe municipale gère ce lieu de villégiature apprécié par tous et pour beaucoup de personnes. Lors de l'année 2016, le CM a tenu à le mettre en lumière avec un spectacle proposé par le Cratère dans le cadre de l'événement Cratère Surfaces. Magnifique moment de poésie et de charme, malgré les nombreux psittts des moustiques mais c'est cela aussi la biodiversité, cette biodiversité que depuis de nombreuses années, en précurseurs même les équipes municipales de Massillargues-Atuech défendent au quotidien.
Précurseurs, nous tentons de l'être car pour nous c'est notre engagement citoyen que nous souhaitons généraliser dans la mesure du possible à l'échelle communale. Ainsi, Massillargues-Atuech a été commune pilote en 2012 dans les démarche 0 phytocide et la mise en place d'un PAPPH (Plan d'Amélioration des Pratiques Phytosanitaires Horticoles) alors que depuis le 1° janvier 2017, plus aucun produit phytosanitaire ne devra être utilisé sur les espaces communaux en France. Je remercie à cette occasion Philippe Passitchouk et Jérôme Guerinoni qui, même si ce n'est pas toujours aisé, ont pris à cœur de modifier leurs pratiques pour réussir ce challenge et qui nous a permis de recevoir le Label national Terre Saine, plus haute distinction de la part du Ministère de l'Environnement.
Il en était ainsi aussi pour l'introduction de produits biologiques dans la restauration scolaire. A compter du 1° janvier 2020, au terme d’une procédure parlementaire pleine de rebondissements, un seuil de 20% d’aliments issus de l’agriculture biologique ou en conversion en restauration collective publique est introduit. A Massillargues-Atuech, depuis de nombreuses années, le seuil de 20% et plus de produits biologiques dans notre cantine est effectif et ce, malgré des difficultés au quotidien que les élus en charge de ce dossier et le personnel de la cantine gèrent avec brio. Merci à Serge Prioux et Danielle Fontugnes pour les bons repas qu'ils concoctent à nos enfants.
Et oui, être précurseurs c'est aussi une motivation pour un conseil municipal, cela donne une énergie décuplée. Parfois, cela peut être fatigant surtout quand les financeurs traînent un peu les pieds ou ne comprennent pas forcément l’intérêt de tel projet. C’est souvent le lot de personnes qui arrivent un peu en avance par rapport aux lois ou même au contexte sociétal. Un autre projet qui s'est requinqué en 2016 et qui se développera, et j'en ai la ferme intention en 2017, celui de l'extension du cimetière en cimetière paysager . Pas facile de défendre un projet de cimetière fusse t-il paysager ! Alors, à ceux qui sont dubitatifs, je peux montrer l'esthétique d'un tel projet avec de nombreuses photos de cimetières paysagers au Québec, parler de l’importance de ce type d'équipement pour une commune labellisée terre saine, dans un contexte légal d'aucune utilisation de produits phyto sur les espaces publics, d'enjeu important pour la biodiversité, pour la ressource en eau pour une commune comme Massillargues-Atuech classée en captage prioritaire. Après avoir fait des demandes de subventions à différents financeurs, nous commencions début 2016 à nous demander si une collectivité accepterait de nous accompagner. Et puis, tout à coup, après l'été, le Conseil Départemental du Gard a annoncé qu'il allait débloquer des crédits d'équipement pour les communes. Ni une ni deux, le dossier prêt depuis trois ans était envoyé. Une première vague d'octroi de subventions a été accordée, nous n'étions pas dans cette vague. Alors, je me dis qu'avec la présence d'autant d'élus départementaux et l'absence excusée du Président, Denis Bouad, nous avons une petite chance pour la prochaine vague ! En tout cas, comme nous l'avons fait pour la géothermie, nous serons tout aussi persévérants pour ce projet de cimetière paysager, qui sera projet pilote dans sa conception.

Je ne vais pas terminer sans parler de l'événement du début d'année 2016 qui aura des répercussions sur 2017 et les années suivantes, la consultation citoyenne que nous avons effectué autour du choix d'intercommunalité pour la commune de Massillargues-Atuech. D'ailleurs, Mr Le Sous Préfet, il me semble que c'était notre première rencontre pour parler de ce sujet. On ne peut pas dire que nous ne soyons pas constants dans notre volonté de vous consulter sur l'aménagement du territoire. Avec l'application de la loi NOTRe, nous avions la possibilité de réfléchir aux diverses propositions s'offrant à la commune en terme d’intercommunalité. Alors, pourquoi ne pas le faire ? Pourquoi ne pas informer, pourquoi ne pas faire de bilan de l'existant ? Nous l'avons fait et cela a été pour nous et j'espère pour vous aussi très enrichissants. Il y a un résultat, une légère majorité d'habitants a souhaité rester à Alès Agglomération. Comme à chaque fois que nous nous y étions engagés, le conseil municipal a suivi le vote majoritaire de la commune sans aucun état d'âme si ce n'est celui d'avoir été élu pour vous représenter et représenter les intérêts de la commune.
Je réaffirme ce soir, puisqu'on me dit, encore jeudi soir, que ce ne serait pas clair. Je suis une élue de la République qui a été élue par vous, sur un programme et quand je suis face aux conséquences d'une Loi votée à la majorité, que j'approuve ou pas (je suis citoyenne aussi!), j'applique cette Loi et je fais tout pour que ma commune, ses habitants aient un maximum de résultats positifs. Je travaille au sein d'Alès Agglomération (AA), les élus municipaux travaillent au sein d'AA, les agents communaux travaillent et parfois avec de nombreuses difficultés mais ils travaillent aux côtés des agents d'AA pour limiter ces problématiques. Par contre, il y a une chose que personne ne peut demander aux élus municipaux ou ne peut me demander, et d'ailleurs personne ne l'a jamais fait, c'est de se taire ! Je me tairai, au niveau vie publique on entend bien, oui je me tairai quand je ne serai plus l'élue du peuple, quand je ne serai plus votre élue.
Donc, les choses dites, la commune de Massillargues-Atuech est en ordre de marche dans cette nouvelle intercommunalité qui vient de naître le 1° janvier 2017. Ales Agglomération compte désormais 73 communes (au lieu de 50) et plus de 130000 habitants, une intercommunalité où le défi de demain est d'écrire ensemble, main dans la main, un nouveau projet de territoire, alliant ceux des intercommunalités fusionnées, entremêlant la ville, la campagne et la montagne, alliant des richesses et positivant des contraintes. Ce défi, nous ne le relèverons qu'avec des nouvelles méthodes qui créeront un réel intérêt pour les délégués communautaires, les élus communaux mais aussi pour les agents d'Alès Agglomération et les agents communaux. Le conseil municipal de Massillargues-Atuech restera vigilant comme il l'a toujours été et travaillera positivement dans ce sens -là, aux côtés du Président d'AA, Max Roustan et du conseil communautaire.

J'ai sans doute oublié de nombreuses réalisations de 2016 (travaux suite aux intempéries, installation des panneaux d'information municipaux et associatifs par exemple) et des projets de 2017 (déplacement doux sur le chemin de la Draille, création d'un nouvel aménagement paysager au parking du temple entre autre aussi) mais on m'avait demandé de faire court ! Et même en essayant de faire court, j'ai peut être été trop longue.

L'ensemble de ces projets et de ses actions ne peut pas se faire certes sans des élus mais aussi sans une équipe d'agents territoriaux consciencieux, compétents et qui acquiert de nouvelles compétences au fil de l'année, polyvalents, dynamiques et possédant les belles valeurs du service public. Merci à vous tous, à ceux que j'ai déjà cités et à Sophie Rouvière, Sabine Privat et merci à notre nouvelle secrétaire générale qui, depuis le début de l'année 2016, mène ce collectif de la plus belle manière, une collaboratrice au quotidien à mes côtés Brigitte Vauthier.

Pour formuler mes vœux pour cette nouvelle année, je voudrais en premier lieu, m'adresser aux conjoints et aux familles des élus municipaux, pour leur dire ma reconnaissance et mon admiration d'être à nos côtés, de supporter les réunions parfois tardives, les appels téléphoniques ou les sonnettes de porte intempestifs, les moments de doute ou d'angoisse. Que 2017 soit une année rayonnante pour vous et que vous gardiez ce même regard sur notre engagement au service des autres !
Je voudrais ensuite remercier l'ensemble des acteurs associatifs, culturels, artistiques et économiques qui font briller très haut le nom de Massillargues-Atuech. Que l'année 2017 vous apporte imagination, création et réussite dans tous vos projets !
A vous, chers élus municipaux de Massillargues-Atuech, à vous mes adjoints, à toi Gérard qui a pris la lourde tâche de remplacer Pierre à la fonction de premier adjoint, je vous souhaite une année remplie d'espoirs, de belles réalisations pour la commune, pour ses habitants. Pensez à vous protéger un maximum et à profiter de chaque instant ! Prenez à vous cette citation de Pierre Rabhi arrivée en troisième position dans le classement des citations pour la carte de vœux de Massillargues-Atuech: "La vraie révolution est celle qui nous amène à nous transformer nous même pour transformer le monde."
Permettez moi de m'adresser aux miens, à mes enfants, à mon chéri, à mes parents, merci de votre soutien total et indéfectible, de votre compréhension et de vos paroles pour relativiser certaines situations plus ou moins difficiles. Belle année à vous et à nous !

L'année 2016 a été terrible en drames humains et sociaux, elle a été faite de ruptures diverses et variées. Soyons plus forts, plus grands que cela et c'est ensemble que nous arriverons à surpasser ces événements. On ne combat pas la violence par la violence. On ne combat pas un système économique en le rejetant et en se repliant sur soi même, on ne ferme pas les yeux sur des drames humains, sur des bombardements atroces commis par des tortionnaires, on ne ferme pas et on ne baisse pas les yeux sur la misère quotidienne, sur des exilés fuyant leur pays car ils n'ont pas d'autre solution s'ils veulent survivre. Je sais que dans notre village comme dans beaucoup d'autres communes, il y a de nombreux doutes, des peurs mais encore plus sur une terre de résistance comme la nôtre, sachons réagir et affrontons l'avenir avec lucidité, réalisme, ouverture, tolérance et respect de l'Autre dans sa diversité. Sachons défendre au maximum notre devise républicaine Liberté, égalité, fraternité ! Soyons vigilants aux extrémismes apportant des solutions toutes prêtes à des situations complexes à gérer à tout niveau, soyons vigilants à des idées soi disantes modernes et pas encore essayées ! Soyons vigilants au populisme de toute sorte !

A vous, citoyens de Massillargues-Atuech, à ceux présents ici dans cette salle, à ceux fatigués, tristes ou malades chez eux, aux voisins, aux amis, je vous souhaite une année 2017 remplie d'espoir de croire que les choses auront un sens, de construire le sens des choses les uns avec les autres, pas à pas, en apprenant à se connaître et en apprenant chacun de notre diversité. Sachons profiter de chaque instant de bonheur ou simplement de petits plaisirs. Gardons ou essayons de récupérer les petites étincelles de joie que l'on peut voir dans les yeux des enfants... Regardez bien, moi je les vois tous les matins dans les yeux de mes enfants au réveil et c'est cela qui me fait vous dire comme le disait Sœur Emmanuelle: « On ne possède pas le bonheur comme une acquisition définitive. Il s’agit à chaque instant de faire jaillir une étincelle de joie. Ne l’oublions pas : Souris au monde et le monde te sourira. »
Belle, heureuse année à vous tous, à vos proches, à vos familles et à vos amis !

vendredi 11 novembre 2016

Commémoration du 11 novembre 2016... Mon discours...

Extrait d'un carnet de bord de la Grande Guerre
Samedi 11 novembre 1916
Au nord de la Somme, nous nous sommes emparés de plusieurs éléments de tranchées ennemies au nord-est de Lesboeufs et dans la région de Saillisel. Une contre-attaque ennemie dirigée sur ce dernier point, a été aisément repoussée. Nous avons fait des prisonniers. Au sud de la Somme, bombardement continu des secteurs de Pressoir et d'Ablaincourt. Sur la rive droite de la Meuse, grande activité des deux artilleries entre les carrières d'Haudromont et Damloup. En Orient, de nouvelles attaques bulgares ont échoué sur les positions serbes, dans la boucle de la Cerna. Les avions anglais ont bombardé les gares de Porna et de Pulgovo. Sur le front du Carso, les Italiens ont avancé en faisant des prisonniers. Les Roumains ont livré de violents combats dans la vallée de la Prahova. Action d'artillerie dans la région de Dragoslovele. La bataille continue sur l'Olt. En Dobroudja, les Russes sont arrivés à proximité de Cernavodo, ayant gagné 60 kilomètres en cinq jours. Dans la région de Dorna-Vatra (vallée de la Dysterse), ils ont dû évacuer quelques collines qu'ils avaient précédemment occupées.
Samedi 11 novembre 1916 : M. Wilson est réélu président des Etats-Unis.

Samedi 11 novembre 1916- Vendredi 11 novembre 2016 : 100 ans ! Cela semble si loin et pourtant 100 ans, c'était hier à l'échelle de l'Histoire avec un grand H.
Le hasard fait quand même étrangement les événements. Samedi 11 novembre 1916, au milieu de l'atrocité de cette Grande Guerre qui devait être la Der des Der, Thomas Wilson, 28° Président des États Unis est réélu pour son deuxième mandat. Alors, certains peuvent s'étonner que je parle de ce 28° Président des États Unis ainsi dans un discours. Or, aujourd'hui, dans le contexte mondial que nous vivons, il était nécessaire pour moi d'être dans le devoir de mémoire et d'indiquer ce qu'avait fait Thomas Wilson.

Thomas Wilson, Président des États Unis lors de la Première Guerre Mondiale, pacifiste a souhaité que les États-Unis restent neutres dans la guerre entre l’Allemagne et les autres puissances européennes Cependant, trois ans après le début du conflit, les États-Unis interviennent massivement dans la guerre. La mobilisation de l'économie et de l'industrie est totale et les volontaires s'engagent pour rejoindre les conscrits dans l'armée. Le bilan humain sera terrible pour ce pays.
En janvier 1918, le Président Wilson prononce un discours au Congrès donnant la liste des 14 points nécessaires à l’obtention de la paix. Ce discours prononcé au nom du droit des peuples à disposer d'eux mêmes réclame notamment la création d'une Société des Nations. Les autres points serviront de base au traité de Versailles de 1919. Le 11 novembre 1918, après la signature de l'Armistice, le gouvernement allemand accepte d’ouvrir les négociations de paix à partir des « 14 points » développés par le président Wilson. En décembre 1918, Wilson embarque pour la France afin d’assister à la Conférence de paix de Paris où il présentera la Charte de la Société des Nations. C'est la première fois qu'un président américain en exercice se rend dans un pays étranger durant son mandat. En 1919, Wilson va parcourir les États Unis pour défendre le Traité de Versailles et son idée de Société des Nations mais il sera incapable de les faire ratifier. Malade, il n'aura pas la force de continuer. En 1920, Wilson reçoit le Prix Nobel de la paix pour son action pendant la Première Guerre mondiale alors que sa popularité est pourtant au plus bas.
Le devoir de mémoire c'est se rappeler les événements positifs mais aussi négatifs donc je ne ferai pas abstraction du fait que Wilson est à l'origine de l'illégalité du Parti Communiste mais aussi qu'il possédait une idéologie ségrégationniste. A contrario, en 1916, il désigne à la Cour suprême des États-Unis (les juges sont nommés à vie), un juge appartenant à la minorité juive et il met en place le droit des femmes.
Les principes wilsoniens peuvent être résumés en trois termes : autodétermination des peuples, liberté et paix.
Vous devez vous demander pour quelle raison j'insiste aujourd'hui si fort sur le Président Wilson. En fait, quelque jours après l'élection présidentielle aux États Unis et son résultat complètement déroutant, j'avais besoin de parler d'un Président qui, dans une guerre terrible et meurtrière a toujours tenté d'être le médiateur voire le modérateur, d'un Président qui a toujours espéré modifier radicalement l'ordre mondial, promouvoir les démocraties et la paix.
L'histoire est complexe, elle restera complexe parce qu'elle touche à l'humain. Pour que l'histoire ne soit pas qu'une résurrection comme disait Michelet, ayons à l'esprit ces leçons du passé, ces parcours glorieux et exemplaires qui, dans l'épreuve, n'ont jamais flanché.
Comme le disait Jean Jaurès, « maintenir la tradition, c'est garder la flamme, non les cendres ». En France et plus particulièrement ici, à Massillargues-Atuech, nous devons travailler ensemble pour garder la Flamme et pour que le "plus jamais ça" puisse avoir un sens partagé et approprié par tous, un sens véritablement républicain.

En ce 11 novembre 2016, nous sommes réunis pour rendre un hommage appuyé aux hommes et aux femmes, tombés au champ d’honneur entre 1914 et 1918 et qui ont sacrifié leurs « 20 ans » pour que nous soyons libres aujourd’hui. C’était il y a un siècle, mais les images demeurent et doivent demeurer omniprésentes.
Avec la première guerre mondiale, la France, l'Europe ont basculé dans un autre monde dont l'héritage est encore vivace, ce monde ne s’est finalement jamais remis des atrocités des deux conflits mondiaux du XX° siècle.
65 millions d'hommes mobilisés. Des destins brisés: 8 millions et demi de morts. 21 millions de blessés, 4 millions de veuves, 8 millions d'orphelins. Voilà ce que fut le bilan de cette guerre abominable. Suite au 11 novembre 1918, les puissances qui venaient de mettre ce monde en charpie, se sont mis à parler de paix.
« Plus jamais ça ! » ont-ils crié… Mais la mémoire des Hommes est courte, laissant à nouveau libre cours à l’appétit du pouvoir et du gain. Laissant la place à des meneurs qui brillent bien moins par leur sagesse et leur empathie que par leur disposition à créer le conflit, à répandre la peur et la haine, les rumeurs et la propagande. Contrairement à une idée que certains propagent, une guerre est-elle vraiment nécessaire pour préserver la paix ? Face à de telles tragédies humaines, à l’image de la Première Guerre Mondiale, on est en droit de se le demander. Chaque arme produite a le pouvoir de se retourner contre son fabricant. Oui, la mémoire des Hommes est courte !
C’est pour cette raison essentielle et considérable, que la mémoire de ces événements est un devoir. Que le souvenir et l’Hommage qui est rendu envers les victimes de cette Grande Guerre, comme de toutes les guerres, qu’importent le camp et les origines, doivent être à la fois maintenus et reconnus.
En ce 11 novembre 2016, jour de l’armistice, dont la définition est un accord de suspension des hostilités entre deux armées, afin de préparer la paix, que ce jour soit un écho du passé, pour honorer la mémoire de nos « poilus », et placer leur espoir de paix parmi nos plus grandes aspirations et motivations.

Commémorer, c’est faire de l’éducation civique, de la pédagogie citoyenne. La France n’est rien sans ce que les Français ont en commun. L’histoire d’un pays, c’est le ciment de son unité. Et la première guerre mondiale est l’instant le plus fort de l’unité d’un peuple. Durant ces quatre années, les Français se sont appliqués à rester unis.
Le 11 Novembre, c’est le souvenir de l’immense souffrance de nos aïeuls qu’on a envoyés par milliers conquérir des morceaux de collines, des bouts de paysage, des lopins de terre éventrés. Pour pas grand-chose et parfois pour rien, au nom d’une gloire que chaque communiqué des états-majors se doit d’illustrer. Comment ne pas évoquer Verdun, bataille la plus gourmande en hommes de toutes celles de l’histoire ? Qu’est-ce qu’une victoire lorsqu’elle se solde par la mort de 360 000 de nos compatriotes ?
La Première Guerre mondiale, c’est l’histoire d’une des plus grandes souffrances humaines. Et c’est au nom de l’homme, de tous les hommes, qu’il s’agit, par simple amour de la vie, d’en garder la mémoire. Et tous les ans, un jour n’est pas de trop pour faire vivre un souvenir comme celui-là.

Je voudrais terminer mon discours sur les paroles traduites de la chanson « Fragiles » qui débutera le concert de Sting au Bataclan demain, un an après le drame dans la salle parisienne.
« Si le sang s'écoule quand la chair et l'acier ne font qu'un en séchant dans la couleur du crépuscule alors la pluie de demain lavera toutes les taches. Mais une chose restera toujours présente dans nos esprits, Peut-être que cette action finale était faite pour mettre fin à la dispute d'une vie entière... Mais rien ne naît de la violence et ne pourra jamais en naître pour tout ceux, nés sous une étoile en colère de peur que nous oublions à quel point nous sommes fragiles.
Sans relâche, la pluie tombera comme des larmes d'une étoile, comme des larmes d'une
étoile. Sans relâche, la pluie répétera à quel point nous sommes fragiles, oui à quel point nous sommes fragile.

Depuis quelques années, tous les « morts pour la France » hier dans la Grande Guerre, dans la Seconde Guerre Mondiale, dans les guerres de décolonisation, aujourd'hui, dans les opérations extérieures sont désormais réunis dans le souvenir et l'hommage de la Nation. Face à la montée des intolérances, la multiplication des actes racistes et antisémites en France, la menace terroriste qui est réelle, les défis sont absolument majeurs et nous devons, au-delà de nos différences cultuelles, culturelles, sociales et politiques, mettre toutes nos forces pour combattre la haine de l’autre.

En mémoire de nos morts pour la France, en mémoire de tous nos aïeuls, en mémoire de nos Poilus, en soutien à nos soldats en combat au moment où je parle, en mémoire des peuples opprimés à travers le monde et en France, en pensées émues aux citoyens de Syrie sous les coups, les bombes et l'horreur de tortionnaires, en mémoire aux victimes des attentats terroristes, je vous demande de respecter une minute de silence.

Sans relâche, la pluie tombera comme des larmes d'une étoile, comme des larmes d'une
étoile. Sans relâche, la pluie répétera à quel point nous sommes fragiles, oui à quel point nous sommes fragiles.



dimanche 16 octobre 2016

Mon éditorial de rentrée scolaire...

La cloche a sonné... Les vacances sont terminées... Tout le monde retrouve son quotidien plus ou moins agréable...

Chaque rentrée scolaire remémore des souvenirs, bons ou mauvais. Et vous, prenez un instant pour vous souvenir... Pour moi, je me rappelle du petit mal au ventre de veille de rentrée au moment d'aller me coucher en me demandant si mes copains seraient toujours mes copains, si le nouveau maître ou la nouvelle maîtresse serait gentil(le) et me donnerait des bons points, si le jeu de la marelle aurait été repeint durant l'été... Cette année, avec la rentrée de mon fils en petite section de maternelle tous ces souvenirs me sont revenus en mémoire encore plus fort qu’aux autres rentrées. Ces mêmes doutes, ces mêmes peurs, ces mêmes bonheurs étaient là avec une force différente car je me demandais si mon fils éprouvait ces mêmes émotions. 

Les rentrées scolaires sont synonymes de nouveauté. Quelle activité vais-je pratiquer cette année ? Quelles activités mes enfants vont vouloir expérimenter ? Est-ce que le planning va correspondre à celui de mon travail? Qui emmènera Timoté à la musique? Qui ira chercher Sélène au sport? Est-ce que j'aurai un peu de temps pour penser à moi? C'est ma vie mais je suis sûre que c'est un peu la vôtre aussi en ce début de rentrée scolaire! 

Les rentrées scolaires sont synonyme aussi de bonnes résolutions comme les débuts d'année civile, bonnes résolutions qui sont souvent malheureusement abandonnées. Et si seulement celles de la rentrée scolaire pouvaient être tenues...

Vous savez les bonnes résolutions du type :
  • Je n'irai pas trop vite en voiture ou en moto sur le chemin de la Fargèze, de la Draille ou de Bellevue entre autre car plutôt que de risquer un drame, il vaut mieux toujours partir 10 minutes plus tôt !
  • Je ne doublerai pas dans la traversée d'Atuech car il y a des passages piétons et s'il y a des passages piétons c'est qu'il y a... des piétons qui traversent !
  • Je marquerai bien le stop du chemin du bassin car s'il y a un stop c'est qu'il est sans doute nécessaire!
  • Je ne me garerai pas aux poubelles de ce même bassin pour aller jouer sur le plateau multisports car je gêne la visibilité ; or sachant que la distance du parking au plateau multisports est pratiquement la même et que ainsi, je vais faire peut être un peu de marche donc de sport et que cela ne me fera pas de mal…
  • J'irai moins vite sur la départementale aux abords de l'école et en particulier au virage vers le point d'apport volontaire au cas où un piéton sorte du parc de jeux ou qu'un enfant cherche à rattraper un ballon ayant « sauté » le grillage, ou qu'une personne redémarre après avoir déposé ses poubelles.
  • Je ne me garerai plus devant le portail pour les secours devant la place de la Mairie car ce n'est pas un endroit pour stationner vu que je suis sur la chaussée et que, en plus, il y a des places sur le parking... C’est bien le seul avantage d'avoir une classe en moins à l'école du village!
  • Si une poubelle est déjà pleine à déborder, je vais vérifier qu'il n'y en ait pas une de vide avant de mettre à côté et/ou de laisser le couvercle ouvert pour que les odeurs se dispersent mieux !!!

Avec toutes ces bonnes résolutions et toutes ces nouveautés, je vous souhaite à tous de passer une bonne année scolaire et de ne pas laisser tomber les bonnes résolutions dans deux mois car c'est cela qui fait que nous pouvons tous bien vivre ensemble au village en se respectant l'un l'autre...


Bonne rentrée !